Focaliser sur la solution plutôt que sur le problème

Imaginons un instant…

Vous êtes au bord d’un ravin très profond. Si profond que l’on ne peut voir que l’infini. Il est très étroit, comme une faille ouverte devant vous. Comme dans un film fantastique, il y a une épreuve à passer et pour la gagner, il faut combattre le terrible monstre qui se trouve de l’autre côté. Il s’agit d’un tir à la corde. Le perdant sera celui qui sera tombé dans le ravin.

Chacun tient une extrémité et commence à tirer de son côté, l’effort devient de plus en plus grand, mais l’avantage revient très progressivement au monstre supérieur en muscles. Plus vous tirez fort, plus vous luttez pour atteindre votre objectif, plus vous vous fatiguez et plus vous vous rapprochez du bord.
La chose la plus compliquée à réaliser n’est en fait pas de gagner un tir à la corde. Votre tâche avec les monstres de la vie, c’est de lâcher la corde.

J’aime bien cette métaphore qui, même si elle peut paraitre simple, illustre parfaitement nos comportements face à l’adversité. En luttant en permanence, nous fixons notre attention sur le problème et occultons bien des chances de trouver plus rapidement une solution. La colère, la haine, le stress ne font que renforcer la puissance du monstre. Et même si notre égo se félicite de remporter quelques victoires basées sur la discorde, le mal être ne s’en va jamais complètement.

Alors pourquoi ne pas apprendre à lâcher prise plus tôt afin de ne pas laisser les situations s’aggraver? Le calme intérieur permet de meilleurs comportements, de meilleures analyses donnant ainsi accès à des solutions plus adaptées. Bien sûr les problèmes ne sont pas tous équivalents, mais nous pouvons garder le cap sur la sortie de crise car la situation est déjà là et rien d’autre ne la changera. Pas besoin de chercher des excuses ou de proférer des accusations, le problème est là et plus vite on en sort mieux ce sera pour chacun.
Alors rappelons-nous de cette clé : c’est notre perception des faits qui génère nos émotions. Apprendre à les observer à comprendre le signal qu’elles nous envoient apporte le calme à force de pratique. Et lorsque la brume se dissipe, on peut alors choisir le bon chemin.